Anamor

Rose de Pierre

Critique de l'œuvre

A treize ans, Rose est grosse, Rose est moche, Rose est sournoise. Du moins, c'est ce que sa mère, qui est aussi son professeur principal à l'école, lui répète aussi souvent que possible. Et Rose aime sa mère, alors elle s'efforce de changer, d'être celle que sa mère voudrait. Elle collectionne comme, des trésors, les rares mots gentils et gestes d'affection. Et les livres aussi, Rose adore les livres. Elle en a 35, tous offerts par sa tante. Elle les lit et les relit dès que sa mère lui laisse un moment. En cachette si possible, parce que sa mère n'aime pas la voir le nez dans ses bouquins.
Et puis il y a Souade. Sa seule amie, joie de vivre incarnée, avec ses grands sourires et ses cheveux bouclés. Souade dont Rose ne peut surtout pas parler, parce sa mère ne supporterait pas de la voir fréquenter "ces gens-là".
Il y a des livres qu'on lit pour passer le temps. Il y a des livres qu'on adore. Et puis il y a des livres qui marquent. "Rose de Pierre" appartient à la troisième catégorie. Gros souvenir de mon adolescence, retrouvé dans une caisse lors d'un déménagement, "Rose de Pierre" m'a fait toujours autant d'effet, plus de 10 ans après, jusqu'à la dernière phrase, que je connaissais encore par coeur de mes précédentes lectures.
Un livre extraordinaire sur la violence des mots, l'amour et l'amitié.
Rose de Pierre
Une critique signée Chantal
Inscrit le 06 juin 2010  |   95 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Chantal

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