Anamor

San-Antonio 36, Entre la vie et la morgue

Critique de l'œuvre

Cette fois-ci, le dirlo a chargé San-A de surveiller une belle gonzesse. Elle va en train à Rouen. Il s'installe dans le même compartiment qu'elle tandis que le gros opère une sieste, remarquable par ses ronflements de locomotive.
La môme qu'il doit suivre comme son ombre prend sa trousse de toilette pour se refaire une beauté. Peu de temps après, un gars fait irruption dans le compartiment de San-A et vient tirer la sonnette d'alarme en déclarant à ce dernier qu'une femme vient de tomber du train.
San-A se jette hors du train et parcourt la voie à la recherche de la jeune fille. Il la retrouve, morte…
Le Gros, que l'agitation et les freins du train ont réveillé, vient à la rescousse. Tous deux finissent par conclure au meurtre, car ils ne retrouvent pas la trousse de toilette de la môme. Cependant il y a un témoin : le mec qui a tiré sur la sonnette d'alarme. Malheureusement, cet homicide a été bien préparé car le témoin a disparu. Il ne reste à San-A que deux indices pour retrouver la piste des assassins : l'homme qui a donné l'alerte et une voiture qui faisait des appels de phares en plein jour...
Frédéric Dard nous livre ici une aventure riche en rebondissements et toujours en argot mais cette fois avec un plan machiavélique qui va plonger le lecteur au centre de l'histoire.
Les lieux et les actions sont bien décrits et même s'il y a bon nombre de personnages secondaires, on s'y retrouve aisément.
Malheureusement, Frédéric Dard a écrit deux chapitres au cours desquels il ne se passe pas grand chose : le lecteur vit l'action mais de loin et ce n'est à la fin de ce second chapitre que nous apprenons que San-A a enfin trouvé l'idée qui va lui permettre de faire progresser son enquête et de nous remettre dans le feu de l'action.
Frédéric Dard à propos des contacts humains :
« C'est curieux un contact humain. Il existe des individus en compagnie desquels vous pouvez cohabiter dix ans sans éprouver la moindre envie de leur raconter l'extraordinaire aventure de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'os, et puis d'autres auxquels vous confieriez votre vie intime, plus celle de votre concierge dès le premier regard. »
San-Antonio 36, Entre la vie et la morgue
Une critique signée Luc-Antoine
Inscrit le 07 septembre 2012  |   58 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Luc-Antoine

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