Anamor

Tant que dure ta colère

Critique de l'œuvre

Albin Michel
Ce roman nous a été offert par les éditions Albin Michel !
Wilma a 17 ans, elle est jeune, heureuse et amoureuse de Simon, 19 ans. Elle pense avoir toute la vie devant elle, et pourtant, dans quelques heures, elle sera morte, noyée au fond d’un lac gelé et Simon avec elle... (Je ne dévoile pas grand-chose, on apprend ça dès la première page de l’histoire !)
Grâce à l’enquête conjointe du substitut du procureur, Rebecka Martinsson et de l’inspectrice Anna-Maria Mella, on finira par apprendre qui a fait ça et pourquoi.
Une sombre histoire, en rapport avec le passé, un passé lointain, peu glorieux et pourtant toujours présent dans certains esprits.
L’esprit de Wilma est là, présent tout au long du roman. Elle nous explique certaines choses, nous parle des choses qu’elle ne peut plus et ne pourra plus jamais faire.
En plus de l’esprit de Wilma, on passe beaucoup de temps aussi avec Rebecka qui a subi un traumatisme et a un peu de mal à s’en remettre. L’équipe de police aussi a vécu des moments difficiles et a des difficultés à communiquer. D’autres personnages moins sympathiques ont également vécu, dans leur jeunesse, des choses traumatisantes, et même si ça n’excuse en rien leur conduite, cela permet de comprendre certains agissements.
Ce roman est le 3ème d’Asa Larsson, une jeune auteure suédoise. J’aime beaucoup les polars nordiques et celui-ci ne m’a pas déçu. J’ai trouvé très original que ce soit la jeune morte qui parle le plus souvent et qui essaie d’orienter l’enquête !
Wilma est un personnage très libre, plein d’amour et d’un appétit de vivre immense. Un personnage qui m’a beaucoup plu.
Un extrait : « C’était le 9 octobre. L’air était froid, le ciel très bleu. Un de ces jours qu’on aimerait verser dans un verre et boire.
J’avais dix-sept ans. Si j’étais encore en vie, j’en aurais dix-huit aujourd’hui. Simon en avait presque dix-neuf. Il me laissait conduire alors que je n’avais pas le permis. Le chemin forestier était plein d’ornières. Cela me plaisait de conduire. Je riais à chaque secousse. Le gravier et les pierres crépitaient sous la voiture.
- Pardon, ma vieille, disait Simon à la voiture en caressant le dessus de la boite à gants.
Nous ne nous doutions pas que nous allions mourir. Que nous allions crier, la bouche remplie d’eau. Qu’il ne restait que cinq heures. »
Tant que dure ta colère
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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