Anamor

Un ciel rouge, le matin

Critique de l'œuvre

Carnavarn, Comté de Donegal, Irlande, 1832.
Coll Coyle vient d’apprendre qu’il est expulsé de la terre qu’il exploitait ainsi que de la maison où il logeait avec sa mère, sa femme enceinte et leur petite fille. On ne lui a donné nulle explication et il ne comprend pas ce qu’il a pu faire pour mériter ça. Il décide donc d’aller voir le Maître -malgré les protestations et les mises en garde de sa femme- pour lui demander des éclaircissements et protester. Mais la rencontre se passe mal et tourne au drame. Coll Coyle est contraint de fuir et une impitoyable chasse à l’homme débute alors…
Un extrait : « Coyle est assis, il écoute le matin. La rumeur sourde du vent, le bruit qui s’échappe du mur de pierre, plein d’une rage farouche et bourdonnante. Il cherche d’où vient le son, penché sur le mur, et découvre un creux obturé par le tissage d’une araignée, ses fils humides de rosée que la lumière argente. Une mouche s’y débat, empêtrée dans la toile piégeuse. La folle vibration de ses ailes, de plus en plus furieuse, son corps qui se convulse dans une frénésie impuissante sous l’étreinte de l’araignée qui aspire sa vie. Seules ses palpes s’agitent faiblement, puis elle cesse de bouger. Coyle s’approche pour donner une pichenette à l’insecte, mais c’est trop tard, la vie l’a quitté. »
Il y a peu de dialogues dans ce roman et ils ne sont pas indiqués (ni tirets, ni guillemets !). Une belle écriture avec un style très descriptif et un rythme assez lent. Amateurs d’action et de rebondissements en tous genres, passez votre chemin !
Si j’ai dans l’ensemble apprécié cette lecture, j’ai parfois eu du mal à savoir de qui il était question car on change parfois de narrateur sans qu’il y ait de précision.
Un ciel rouge, le matin
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

Le coin des internautes

Pas encore d'avatar