Anamor

Un goût de cannelle et d'espoir

Critique de l'œuvre

Le prologue se déroule en 1945. Une femme se déplace sans bruit dans la pénombre de sa maison pour aller lire une lettre qu’elle avait préalablement cachée.
Le premier chapitre, lui, se déroule en 2007 à El Paso au Texas. Nous y faisons la connaissance de Reba, une journaliste, de Riki son compagnon et d’Elsie qui tient une boulangerie allemande avec sa fille Jane.
Reba veut écrire un article sur les fêtes de Noël dans le monde et souhaite qu’Elsie lui raconte ses souvenirs de Noël en Allemagne.
Le problème, c’est qu’Elsie a quitté l’Allemagne assez jeune et qu’avant qu’elle ne la quitte, c’était la seconde guerre mondiale…
Avec le deuxième chapitre, on se retrouve de nouveau en Allemagne, mais cette fois en décembre 1944 et il s’agit d’un échange de lettres entre Elsie et sa sœur Hazel, qui se trouve dans un lebensborn.
J’aime beaucoup ce type de roman, où le présent plonge ses racines dans le passé. Où il y a un chapitre qui se déroule de nos jours, quand l’autre nous ramène des années en arrière…
J’avais déjà vu ce livre sur plusieurs blogs. La couverture m’attirait, le titre aussi, sans que je sache vraiment à quoi m’attendre. Et une amie me l’a offert ! Une très belle surprise, j’ai beaucoup aimé non seulement l’histoire (parfois très dure !) mais également l’écriture de Sarah McCoy.
Quand je lis, j’aime également apprendre des choses, ce qui a été le cas ici. J’ai pourtant étudié la seconde guerre mondiale à l’école, mais je ne me souviens pas avoir entendu parler des « lebensborn ». Si vous ne connaissez pas, aller voir sur internet, c’est édifiant !

Un extrait : « Elle emporta la lettre avec elle, dans les plis légers de sa chemise de nuit. De nouveau, elle s’engagea dans l’escalier sur la pointe des pieds, passa à côté de la chambre des filles. Elle entra dans sa chambre à coucher et se glissa sous les couvertures, son mari était toujours dans les bras de Morphée. Lentement et avec précision, elle se pencha sur le lit et glissa la lettre sous le matelas. Ensuite, elle posa la main sur sa poitrine. Elle ne reconnut pas les battements de son cœur, comme si quelqu’un d’autre s’était introduit en elle pour marteler cérémonieusement, alors que le reste gisait inerte et froid. Le réveil sur le chevet résonnait de son tic-tac familier, sans le toc du balancier de l’horloge. Ses pulsations la comblèrent. Dans son esprit, elle relisait les mots de la lettre au diapason. Soudain, la sonnerie retentit dans un fracas. »
Un goût de cannelle et d'espoir
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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