Anamor

Un parfum d'encre et de liberté

Critique de l'œuvre

North Elba, état de New-York, 1859
Sarah se relève tout juste d’une dysenterie aiguë et elle vient d’apprendre qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Elle cherche quel sens pourra avoir sa vie lorsqu’elle tombe par hasard sur une réunion d’abolitionnistes aidant des esclaves à fuir.
New Charleston, Virginie Occidentale, 2010
Eden non plus ne pourra jamais concevoir. Sa vie a perdu tout son sens et elle en veut à la terre entière. Avec les hormones qu’elle prend pour essayer de forcer la nature, elle est devenue ultra-sensible et agressive…
Un roman qui parle d’esclavage, mais aussi et surtout du sens qu’une femme peut donner à sa vie quand elle ne peut pas concevoir d’enfants (alors qu’elle en souhaite, bien entendu) et sur la souffrance qu’engendre cette impossibilité d’enfanter.
C’est également une belle histoire d’amour et d’amitié.
J’aime beaucoup cette façon d’écrire : quand une histoire du passé entre en résonance avec une histoire du présent…
Nous avons là deux époques, deux femmes et deux histoires qui vont finir par se rejoindre à travers le temps.

Un extrait : « Cet hiver-là n’avait pas été aussi froid que le précédent. Pourtant, contrairement aux autres années, le puits avait gelé. Juste avant Noël, la corde du seau s’était cassée net telle une brindille. John Brown, le père de Sarah, avait promis de la repêcher à son retour, au printemps, mais la glace tenait toujours. Sarah et sa grande sœur Annie s’étaient donc vu confier la tâche de faire fondre la neige dans le tonneau en bois de la cuisine, une corvée indispensable à leur survie. Il arrivait souvent à Sarah de noyer son regard dans le broc et de psalmodier « Sarah Brown, Sarah Brown, Sarah Brown ». Les syllabes résonnaient jusqu’à devenir les paroles d’une chanson inconnue, comme celles qui tournoyaient autour d’elle à cet instant.
- L’eau… c’est dans l’eau… affirma le docteur Nash. Il faut brûler la louche. »
Un parfum d'encre et de liberté
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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