Anamor

Xenia

Critique de l'œuvre

Xenia, c’est l’histoire d’une jeune femme de 23 ans, mère d’un bébé de quelques mois, Ryan. Son mec est parti avec toutes ses économies, soit 50 euros. Elle n’a plus de relations avec sa famille, et survit tant bien que mal, en faisant des ménages.
Résumé comme ça, je me rends bien compte que ça n’est pas très vendeur... Et pourtant, il serait dommage de passer à côté de ce roman qui m’a beaucoup plu.
C’est l’histoire de Xenia, mais c’est aussi l’histoire de toutes ces femmes qui travaillent dur juste pour survivre et faire vivre leur famille.
On y parle aussi de certains patrons qui profitent du chômage, de la misère pour exploiter leurs employés, des gens qui ne connaissent pas leurs droits, qui se font avoir faute d’avoir les bonnes informations.
Xenia nous parle aussi de la rage qui peut s’emparer de quelqu’un à force de harcèlement et du racisme ordinaire.
Xenia est un roman « engagé » qui nous parle de la vie, plus ou moins facile à supporter selon si l’on a été bien loti ou non.
Un roman que j’ai trouvé très humain et très touchant.
Un extrait :
" - Vous vous appelez comment ?
- Xenia et vous ?
Il lui fait répéter, incrédule.
- Xenia ?
- Oui, c’est grec.
- Vous êtes grecque ?
- Non. C’est ma mère qui a trouvé ça toute seule. Je ne sais pas comment. Ça veut dire « l’étrangère »...
L’homme est stupéfait, ça veut dire...
- Votre mère vous appelle « l’étrangère » ?
Xenia rince sa serpillère.
- Oui, dit-elle, c’est bien trouvé parce que c’est ce que je suis pour elle, une étrangère.
- Vous êtes fâchées ?
- C’est rien de le dire, ricane Xenia. Un jour, ma mère m’a balancé : « Écoute, je t’ai mise au monde, mais c’est vraiment le max que je peux faire pour toi. Alors à partir de maintenant, faut que tu vives ta vie sans moi. »"
Pour la petite histoire, si j’ai pris ce roman au départ, c’était pour répondre à un « défi». En effet, ayant fait remarquer aux administrateurs d’Anamor qu’il n’y avait ni « X » ni « Z » dans la recherche par titre sur le site, je me suis aussitôt vue confier le soin d’y remédier. (Le « Z » ça sera Zona frigida de Anne B. Ragde.)
Xenia
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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